Une année s'achève...
Noël est passé, les rêves des enfants sont retombés. Il est fabuleux de les voir tout excité par l’arrivée imminente du Père Noël, de les entendre chanter des chants de Noël, de s’apercevoir que malgré tout, ils continuent à croire à la générosité d’un seul homme. Après tout, c’est cela jeunesse : un puits de naïveté, des regards innocents et des sourires francs !
Stéphane et moi passons ces fêtes de fin d’année chacun de son côté. Nous avons pensé qu’il était trop tôt pour être «présenté officiellement» à la famille de l’autre, car nous sommes ensemble depuis peu de temps. Et comme sa famille est croyante pratiquante, je ne souhaite pas que la première impression qu’ils aient de moi soit de l’hypocrisie. Etant agnostique… ou plutôt ayant une croyance un peu particulière, et malgré mon respect pour les cultes de ce monde (enfin du moment qu'on ne vient pas me faire de la propagande, de la publicité, de la promotion... appelez cela comme vous le voulez), je ne me forcerai pas à faire semblant pour la bienséance.
Alors nous sommes une bonne dizaine de jours sans nous voir. Pour certains, ce serait impossible, que l’amour est plus fort que tout et que jamais on ne se sépare. Pour Stéphane et moi, il en va autrement. Nous sommes adultes, conscients que l’autre a ses habitudes, ses besoins, ses envies et nous les respectons. On ne se voit pas tous les jours, par contre, on s’envoie des petits messages. Et quand on se retrouve, on ne reste pas collé l’un à l’autre, fermés dans l’appartement. On sort, on voit des amis, on tente de s’intéresser aux passions de l’autre, de comprendre l’autre.
Car c’est cela aussi un couple : tenter de comprendre l’autre à travers ses passions, ses envies, son mode de vie. Et pour nous, cela réussit. De toute mon histoire sentimentale, c’est la première fois qu’un homme m’écoute aussi attentivement, essaye de comprendre mes silences, de lire entre les lignes. Dès que l’un ou l’autre ne sent pas bien, on en discute et comme ça on avance. Bon, c’est surtout moi qui parle et beaucoup lui qui écoute mais il nous est arrivé que ce soit l’inverse. On peut s’appuyer l’un sur l’autre et s’épauler. C'est aussi la première fois que j'ai la sensation de connaitre l'homme à côté de qui je me couche.
Je ne sais pas où me mènera cette histoire, peut-être l’idéalise-je, mais elle me donne envie de faire des efforts, d’avancer, d’avoir des projets. L’année s’achève et cette fois-ci je n’ai pas peur de ce qui attend devant moi.
